Une Haute Qualité Environnementale (HQE) en agriculture, telle est la démarche impulsée par le Grenelle de l'environnement afin d'accompagner la transition vers une agriculture durable. Alexandre Meybeck s'occupe de ce projet, en tant que président du "comité de certification environnementale des exploitations agricoles".Il explique que cette démarche est volontaire, progressive, l'agriculteur accède étape par étape à une certification qui prend en compte les efforts environnementaux et sanitaires déjà réalisés. Les agriculteurs qui sont déjà engagés dans des démarches vertueuses comme l’agriculture raisonnée et l’agriculture biologique, pourront être reconnus dans le nouveau dispositif qui se fonde sur un principe de reconnaissance mutuelle.
Le cahier des charges de cette certification s'articule autour de 5 grandes thématiques : produits phytosanitaires, biodiversité, engrais, eau, consommation d'énergie. Il y a trois étapes pour devenir une exploitation HQE. La première, c'est le respect de la réglementation actuelle. Si on observe que l'exploitation répond à cette attente, on passe à la seconde étape. Elle consiste à faire la synthèse des démarches "qualité" déjà misent en place. Enfin, le niveau 3, celui de la Haute Qualité Environnementale, va plus loin. Il mesure les performances environnementales de l'exploitation, au travers d'indicateurs et de seuils de référence.
La certification va être testée dans cinq départements pilotes. Une synthèse sera bouclée fin 2009. Un des objectifs finaux est d'afficher sur le produit la certification "haute valeur environnementale", afin d'informer le consommateur des efforts entrepris par les agriculteurs pour respecter l'environnement.
Je trouve cette démarche très intéressante, mais comme dans chaque projet de certification ou de labellisation, le plus important est la méthodologie d'évaluation créée. Les indicateurs de performance et le seuil de référence sont primordiaux. Par exemple, l'agriculture biologique autorise l'utilisation de farine de sang. Est-ce aussi le cas de la certification agricole HQE ? Si oui, existe-t-il un seuil maximal ? Quels sont les éléments qui ont été utilisés pour définir ce seuil ? De plus, il faut aussi que l'évaluation ne soit pas trop lourde, ni trop longue. Les indicateurs doivent être facilement relavables sur le terrain, comparables.
L'objectif est ambitieux, 60% des exploitations certifiées en 2012. Faisons attention à ce que cette certification, qui va dans le bon sens, ne soit pas fondée sur des outils d'évaluation orientés pour faire croire aux consommateurs que nos agriculteurs sont tous devenus responsables.
Actualité (20/11/2008) : la coordination rurale de l'Oise, un des 5 départements retenus pour l'expérimentation, s'oppose à cette nouvelle certification qui « s'inscrit dans la lignée du fiasco de l'agriculture raisonnée, qui n'est qu'un outil supplémentaire d'intégration des agriculteurs dans une filière pour mieux les dominer ». Lire sur campagnesetenvironnement.fr
Le cahier des charges de cette certification s'articule autour de 5 grandes thématiques : produits phytosanitaires, biodiversité, engrais, eau, consommation d'énergie. Il y a trois étapes pour devenir une exploitation HQE. La première, c'est le respect de la réglementation actuelle. Si on observe que l'exploitation répond à cette attente, on passe à la seconde étape. Elle consiste à faire la synthèse des démarches "qualité" déjà misent en place. Enfin, le niveau 3, celui de la Haute Qualité Environnementale, va plus loin. Il mesure les performances environnementales de l'exploitation, au travers d'indicateurs et de seuils de référence.
La certification va être testée dans cinq départements pilotes. Une synthèse sera bouclée fin 2009. Un des objectifs finaux est d'afficher sur le produit la certification "haute valeur environnementale", afin d'informer le consommateur des efforts entrepris par les agriculteurs pour respecter l'environnement.
Je trouve cette démarche très intéressante, mais comme dans chaque projet de certification ou de labellisation, le plus important est la méthodologie d'évaluation créée. Les indicateurs de performance et le seuil de référence sont primordiaux. Par exemple, l'agriculture biologique autorise l'utilisation de farine de sang. Est-ce aussi le cas de la certification agricole HQE ? Si oui, existe-t-il un seuil maximal ? Quels sont les éléments qui ont été utilisés pour définir ce seuil ? De plus, il faut aussi que l'évaluation ne soit pas trop lourde, ni trop longue. Les indicateurs doivent être facilement relavables sur le terrain, comparables.
L'objectif est ambitieux, 60% des exploitations certifiées en 2012. Faisons attention à ce que cette certification, qui va dans le bon sens, ne soit pas fondée sur des outils d'évaluation orientés pour faire croire aux consommateurs que nos agriculteurs sont tous devenus responsables.
Actualité (20/11/2008) : la coordination rurale de l'Oise, un des 5 départements retenus pour l'expérimentation, s'oppose à cette nouvelle certification qui « s'inscrit dans la lignée du fiasco de l'agriculture raisonnée, qui n'est qu'un outil supplémentaire d'intégration des agriculteurs dans une filière pour mieux les dominer ». Lire sur campagnesetenvironnement.fr
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