"Les bons ingrédients" est un blog traitant de l'alimentation durable. Or, du point de vue de la nutrition humaine, les poissons constituent une source de protéines à valeur biologique élevée, couvrant actuellement près de 20% de l’apport protéique. Les poissons sont aussi d’excellents vecteurs d’autres micronutriments (oligo-éléments, vitamines ou pro-vitamines). La pêche, comme les autres étapes du cycle de vie du poisson, sera donc un sujet largement abordé ici. La pêche minotière est l'activité de pêche, au moyen de filets à petites mailles, dont les captures sont destinées à la production industrielle de farine et huile de poisson. Chaque année, elle représente 37 % des captures mondiales. En 2002, 46 % de cette matière première transformée allait à l'aquaculture, 24 % aux élevages de cochon et 22 % aux élevages avicoles.
Selon la FAO, déjà plus d’un tiers des produits aquatiques consommés par l’homme provient de l’aquaculture et ce chiffre pourra atteindre 50% en 2030. Compte tenu du développement prévisible de l’aquaculture, les besoins en ingrédients transformés issus de la pêche minotière risquent d’augmenter de façon notable, alors que la production ne pourra pas suivre la demande.
Le risque est qu'en attendant de trouver une alternative aux farines et huiles de poisson (sources protéiques et énergétiques d’origine végétale, etc.), la pêche minotière accroisse son activité et son impact sur l'environnement. Je reviendrais prochainement sur la pêche minotière et ses impacts.
Inspiré par la lecture de l'article de R. Cosquéric paru dans le Ouest France, édition du 24 octobre 2008.

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